Etape 3 : San Atonio de los Cobres / Susques

Encore une nuit difficile, le manque d’oxygène nous a rattrapé, malgré tout, le classement général nous donne l’envie de nous dépasser, nous sommes 28ème au classement d’étape et remontons à la 34ème place au général.

L’étape 3 San Antonio –> Susques peut démarrer.

Nous commençons à bien nous prendre au jeu.

 

Si nos concurrentes arrivent à couper, pourquoi pas nous ?

Des cactus et des buissons ? même pas peur.

 

Un seul objectif en tête, viser le cap. Nous prenons un repère visuel au loin et traçons la route malgré les obstacles, quitte à descendre du véhicule pour ouvrir la voie.

Nous avons conscience que nous gagnons des mètres mais perdons énormément de temps (4 heures pour 100km…).

La fatigue commence à se ressentir, et toutes les roses prennent plus de risques. Nous voyons au fil du trajet des pick-up plantés dans les ornières, plantés dans les rios, ensablés… La solidarité entre en jeu, malgré le temps qui passe, nous sortons la sangle et la manille pour les aider à s’en sortir.

Nous continuons la route et au détour d’un virage nous constatons qu’un véhicule de roses est gravement accidenté. Le pick-up est épave, mais les filles vont bien c’est l’essentiel, nous reprenons notre route, le cœur lourd, pour ne pas gêner les secours.

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Les paysages sont magnifiques, nous traversons des petits rios, des salars (une pause s’impose….)

Nous repartons vite sur la route, nous n’avons fait que la moitié du road book, il est 16h et le soleil se couche vers 18h30.

Nous savons d’ores et déjà que nous avons de fortes chances de finir l’étape de nuit.

Nous avançons bien suivant les repères du road book, quand tout à coup nous croisons des roses en sens inverse. Grosse interrogation, les 2 équipages s’arretent. Après quelques explications nous nous rendons compte que nous allons effectuer une boucle en traversant un rio de sable. Les filles nous conseillent de ne surtout pas nous arrêter dans le sable et de rouler vite…

Nous voilà reparties, la nuit commence à tomber.

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Nous progressons sur une route sinueuse de montagne, le ravin de nuit nous impressionne. Nous sommes seules au monde, pas très rassurées, mais n’avons pas d’autre choix que d’avancer.

Après plusieurs fausses joies en croyant avoir passé le sable, comment vous dire…

Nous arrivons dans une étendue de sable immense, nuit noire, on ne vois pas à plus d’un mètre du véhicule, les phares sont impuissants à éclairer notre route, nous devons suivre un cap mais n’avons aucun repère à part des dizaines de traces au sol qui partent dans toutes les directions.

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Nous gardons en mémoire : allure constante, vitesse courte et ne pas s’arrêter pour ne pas se planter dans le sable.

Nous voilà parties à fond les ballons, Prunelle souffre, nous lui apprenons à voler au dessus des bosses, l’embrayage chauffe.

N’ayant aucune orientation, au bout de quelques kilomètres il nous faut absolument reprendre le cap dès que le terrain le permet, une pause s’impose

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N’en voyant plus la fin, nous nous rendons compte que nous allons devoir subir cette épreuve pendant 20 km !

On roule, on roule, on roule, on sait que l’on se rapproche d’une route et qu’il ne faut pas la rater quand tout à coup, boum ! Nous sautons la route avec violence. Demi tour et nous sortons enfin de cet enfer de sable.

Enfin une piste goudronnée, nous pouvons faire redescendre le stress et l’adrénaline. Plus que 30 kilomètres et nous serons enfin au campement.

Arrivée au Check point final auprès de Chloé et Julien, toujours souriants et motivants.

Nous sommes malgré tout pressées, le rituel doit se faire, surtout après ce que nous avons fait subir à Prunelle. Nous sommes impatientes de savoir si tout va bien.

Il est tard, nous devons monter notre tente, pas de temps pour une douche, il nous faut manger (découverte du lama) et dormir un peu…

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